Cela a commencé avec Saint Maximin à Thionville pendant l’hiver 2010. J’étais en reportage pour la célébration d’un mariage lorsque j’ai redécouvert l’église de mon enfance. C’était un autre bâtiment qui se livrait, loin des anciennes apparences glorieuses qui me dérangeaient. La présence des échafaudages, les lumières restreintes, j’ai été touché par la fragilité de l’édifice, son appauvrissement provoqué par les travaux de restauration. Et puis il y avait cette bâche immense qui coiffait l’orgue, éclairée par une simple lampe de chantier le soir. Cela a été un échange vibrant, une impression de réconciliation avec le lieu, de dialogue silencieux protégé du dehors agité.

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